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Edison Square, un hommage à Thomas Edison

"Disneyland ne sera jamais terminé, aussi longtemps qu'il y aura des hommes capables d'imagination."

Cette célèbre phrase de Walt Disney n’a jamais perdu son sens. Les projets abandonnés sont monnaie courante à Glendale. Pour preuve, retournons à Anaheim. Au milieu des années 1950, les imaginieurs eurent l’idée de créer une extension à Main Street U.S.A., une extension du nom d’Edison Square avec l’espoir que ce projet soit financé par la General Electric, grand sponsor de Disney, notamment lors des foires internationales.

Ainsi les visiteurs passeraient de Main Street avec ses lampes à gaz et ses chevaux à une petite place où les lampes électriques et voitures à essence auraient fait leur apparition. Edison Square aurait été un mélange architectural de plusieurs villes américaines de la fin du 19éme siècle : les briques rouges des bâtiments de Philadelphie, les bâtiments de grès bruns de New York, les pierres grises de Chicago, les structures en bois décorées de Saint Louis et San Francisco ainsi que les bâtiments en brique du style colonial de Boston.

  

L'entrée du land devait être marquée par une arche sur laquelle le nom du nouveau land aurait été inscrit.  L’emblème central devait être une statue grandeur nature de Thomas Edison, inventeur de l’ampoule électrique. En effet sa vie et ses trouvailles étaient les thèmes principaux de ce land éponyme au cœur d’une seule et grande attraction éducative, mettant en avant les bienfaits des progrès technologiques. Un reflet de la passion et fascination de Walt Disney pour le futur et les nouvelles technologies en somme.

En entrant dans le pré-show de l’attraction, Harnessing the Lightning , vous auriez pu découvrir 5 dioramas qui recréant des scènes de la vie de cette inventeur de génie. Le point d’orgue de ces scénettes devait être The 40 Hour Watch quand Edison créa avec son associé la première lampe incandescente qui brûla pendant 40 heures d’affilées en 1879. Puis la lumière se serait obscurcit, la musique faite plus douce tandis qu’une voix vous annonce qu’il est temps de découvrir l’acte I de l’attraction.  Ainsi les 150 visiteurs se seraient alors dirigés vers le premier théâtre. Puis le rideau se serait levé pour que débute le spectacle. 

Acte I

Première époque, 1898. Une maison américaine pendant la période pré-électricité. Un narrateur,  Mr. Wilbur, un robot en fait,  assis sur une chaise à bascule, aurait décrit la scène avec les nouveautés de l’époque qui ont permis de faciliter la vie de ces gens. La scène serait animée, les mouvements synchronisés, pour montrer une famille de l’époque en train de vivre. Tout serait respecté, de la mode aux coutumes de l’époque afin de bien mettre en avant la machine ou l’objet qui a révolutionné leur vie: la nouvelle manière pour se laver, le nouveau modèle de four, tout cela nous aurait été présenté par notre hôte.  Ajoutez à cela une musique de l’époque et le tour est joué. Avant se rendre dans le second théâtre, notre hôte aurait alors prédis que l’électricité aiderait cette famille à mieux vivre. La musique s’accentuerait, les lumières s’allumeraient, direction l’acte II.

Acte II

Tandis que le vieux phonographe continue de diffuser sa musique nous nous asseyons dans le second théâtre. Sur la scène, une famille de l’après-guerre, en 1918.  Ce sont les débuts de l’utilisation de l’électricité dans les foyers : réfrigérateur, toaster, chauffe-eau, machine à laver  et fils électriques  ont fait leur apparition. Notre hôte aurait donc décris la scène, présenté les appareils tout cela en son, lumières et mouvements bien sûr. Notre hôte se serait servi de ces appareils comme ils l’étaient en 1918 juste sous nos yeux. Au passage on entend les bruits de la rue, le passage d’un train pendant que la radio diffuse les airs populaires de cette époque.  Puis la radio augmente en volume, de manière progressive et notre hôte aurait alors prédit que la radio  deviendrait encore plus importante et perfectionnée. Direction le troisième théâtre.

Acte III

La musique nous aurait alors prévenu que nous avons rejoins l’époque actuelle, 1958 (puisque ce projet a été fait dans les années 1950). Devant nous encore une famille américaine dans sa maison de style contemporain. Comme par enchantement, les prédictions de notre hôte, faite il y a 50 ans sont devenues réalités : éclairages intérieures, télévision, radiateurs pendant qu’il neige à l’extérieure. Le confort est arrivé. Nos personnages sont au milieu de tout cela, la maman gardant un œil sur les enfants grâce à un appareil qui lui permet de surveiller chaque pièce, le dîner du père prêt à être automatiquement préparé et cuit. Ainsi les femmes peuvent se reposer et prendre du temps pour elles nous dit le narrateur  Puis fin identique. Cette fois ci nous est prédit, toujours dans un optimisme débordant, qu’un jour ces personnes iront dans l’espace.

 
Acte IV

Nous nous dirigeons vers le dernier théâtre, dans une époque inconnue du futur. En revanche, le public est cette fois ci sur la scène. Celle-ci est un appartement terrasse avec vue sur la ville de New York dans le futur, cette île dans le ciel.  Les technologies modernes sont de la partie: ameublement design au look futuriste, robots en tout genre, machines modernes utilisant les technologies dernier cris. La maman programme ses dîners pour la semaine entière dans sa cuisine automatique et commandée. Elle appuie sur un bouton, et tout est préparé pour la semaine, la teneur appropriée en calories incluse pour chaque membre de la famille. Puis elle surveille où en est le nettoyage automatique, appuie sur un bouton et la chambre est nettoyée.  A travers les vitres, des vaisseaux spatiaux partent en direction de l’univers.  Quand à notre hôte, Wilbur K. Watt, que nous n’avons pas encore entendu nous apprenons, par la mère qui allume un écran sur le mur, que celui-ci fait partie d’un vaisseau qui a atterri pour la première fois sur Vénus.  Vous regardez le reportage et découvrez les réacteurs nucléaires des vaisseaux ou encore le régulateur d’oxygène pour les spationautes. Puis direction la sortie avec au passage une exposition de produits de la General Electric afin de vous persuader qu’elle domine la technologie et qu’elle travaille à vous offrir le meilleur depuis tout temps. En effet les divers appareils rencontrés dans les théâtres arborent pour la plupart le logo de l’entreprise. Il faut bien qu’un sponsor serve.

Cette attraction est cependant différente du Carousel of Progress puisque si vous restez dans la même salle dans ce dernier, dans l’attraction d’Edison Square, vous devez changer de salle. Quand au projet il ne se concrétisera jamais et restera dans les cartons d’autant plus que la technologie pour l’attraction n’était pas encore au point. Alors le land n’avait plus de raison d’être s’il n'y avait pas l'attraction. L’installation à Tomorrowland du Carousel of Progress entérina définitivement le projet. Ce land aurait pu apporter à Main Street, U.S.A une vraie attraction et non des attractions d’ambiances. Mais finalement les difficultés techniques ont ramené nos imaginieurs à la réalité.

Une autre présentation du projet.

 
     
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