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Discovery Bay, le land oublié de Disneyland
Dans les cartons de Glendale nombre de projets reposent, attendant qu’un généreux bienfaiteur vienne les ressusciter. Et parmi eux il existe un land oublié, nommé Discovery Bay.

Pour continuer notre histoire il faut voyager par delà l’atlantique. Votre destination ? La Californie naturellement. Et votre vitesse ? Celle qui vous permet de voyager dans le temps pour arriver au XIXème siècle. Discovery Bay devait représenter le port de San Francisco durant la période de la ruée vers l’or (1850–1880), un endroit et une époque synonyme de découverte et d’expansion. En effet, Discovery Bay aurait été le lieu d’accueil de tous ces migrants en provenance de l’est grâce au train, motivés par l’espoir de la fortune et apportant ainsi tout le luxe de nord-est du nouveau continent et de l’Europe à ce rude far-west. Une époque qui en somme aurait fait de ce lieu une ville d’excentricités et de mythes. Ce land, perdu entre Fantasyland et Frontierland aurait donc constitué la prolongation normale de ce dernier. Il aurait permis de développer certaines idées inappropriées aux autres pays mais aussi d’en créer des nouvelles.

Les paisibles Rivers of America devaient être agrandies au nord afin de former une nouvelle baie surplombée par un vieux phare pour raviver la nostalgie de ce futur hors du temps, caractéristique de la vision qui en était faite durant la seconde moitié du XIXème siècle. Le navire Columbia Sailing Ship devait être amarré dans ce port, donnant une touche d’authenticité à ce doux tableau auquel nul n’aurait pu rester indifférent. A l’entrée du land devait se tenir l’Appleseed’s Cider Mill (moulin de cidre d'Appleseed) accompagné d’un chariot de vente. Le land aurait abrité une sorte de Chinatown, avec ses restaurants exotiques, ses boutiques traditionnelles et une attraction que les imaginieurs affectent depuis longtemps : The Fireworks Factory, une shooting-gallery thématisé sur une usine d’artifice (rappelons que les Chinois en sont les maîtres). En tirant, les visiteurs devaient déclencher explosions, fusées éclairantes, pétard et bien d’autres effets pyrotechniques.

The Fireworks Factory.
A quelque pas de là, un hangar devait abriter le majestueux dirigeable Hyperion (déplacé chez nous à défaut d’avoir trouvé un abri en Californie). A l’intérieur, point de restaurant et de théâtre mais une attraction sur L'île sur le toit du monde, classique des studios, mélange de Peter Pan's Flight et de Pirates des Caraïbes. Un peu plus à l’est, un autre film de Disney aurait trouvé une illustration en la personne du capitaine Némo. En effet la réplique de son non moins célèbre submersible, le Nautilus, aurait du aussi abriter un walk-through abritant dans le grand salon un restaurant luxueux. Une sorte de Blue Lagoon Jules Vernien. Hélas les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent. Point de restaurant à Paris et encore moins en Californie.

Tony Baxter qui présente le land.
Près de ce lieu mythique, la Discovery Bay Railroad Station aurait permis de faire une halte en train dans ce land. Puis les visiteurs, en passant sous la gare, devaient arriver aux Mythia, lieux des légendes. Au nord-ouest du land se serait tenu The Tower ou The Spiral, une tour en spirale pour les amateurs d’adrénaline, thématisé sur une expérimentation de la puissance du magnétisme. Près de là, le Balloon Adventure, qui aurait permis d’amener les visiteurs à Fantasyland. Au sud de cette attraction, la Professor Marvel’s Gallery, attraction dérivée du Crump’s Museum of the Weird (musée de l’étrange), longtemps développé à la place de The Haunted Mansion mais qui fut abandonné. Au sud, la San Francisco Chowder House and Energy Factory, puis une salle de jeux d’arcades avec chandeliers en cristal et décoration victorienne. Détail intéressant, sur les fenêtres de la rue, on devait y lire des œufs à 18$ ou des chambres à 100$ par nuit pour refléter l’inflation des prix à cette époque. Un show basé sur le roman La machine à remonter le temps aurait été présent, rendant ainsi hommage comme d’autres endroits du land à notre Jules Verne national et à H.G Wells.

Mythia, The Lost World par Joe Rhode.
S’il avait été concrétisé, ce land aurait été fantastique et aurait rendu le resort Californien encore plus attrayant. Mais comme une idée ne meurt jamais chez Disney, vous aurez sans doute remarqué que des parcelles de ce land ont été éparpillées sur la planète : notre Discoveryland bien sûr mais aussi Port Disocvery à Tokyo Disney Sea. Discovery Bay restera cependant encore pour longtemps un land mythique.
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