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Savoir +
Disneyland
Ouvert en 1955, c'est le
premier parc de Walt Disney
construit en un peu plus d'un an
sur le site d'une ancienne
orangeraie à Anaheim.
Plus petit royaume enchanté, il
est le lieu de naissance de
nombreux classiques tel les
darks-rides deFantasyland.

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Edison Square, un hommage à Thomas Edison
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"Disneyland ne sera jamais terminé, aussi longtemps qu'il y aura des hommes capables d'imagination..."
Cette célèbre phrase de Walt Disney n’a jamais perdu son sens bien au contraire. Les projets abandonnés sont monnaie courante à Glendale. Preuve en est, retournons donc à Anaheim. Au milieu des années 50, les imagineers eurent l’idée de créer une extension à Main Street, une extension du nom d’Edison Square avec l’espoir que ce projet soit financé par la General Electric, grand sponsor du parc, notamment pendant les foires internationales.
Ainsi les visiteurs passeraient du Main Street avec ses lampes à gaz et ses chevaux à une petite place où les lampes électriques et voitures à essence auraient fait leur apparition. Edison Square aurait été un mélange architectural de plusieurs villes américaines de la fin du 19éme siècle : les briques rouges des bâtiments de Philadelphie, les bâtiments de grès bruns de New York, les pierres grises de Chicago, les structures en bois décorées de St Louis et San Francisco ainsi que les bâtiments en brique du style colonial de Boston.

Images : 1) Plan du parc. 2) Détails de façade. 3) Entrée d'Edison Square.
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L'entrée du land devait être marquée par une arche sur laquelle le nom du nouveau land aurait été inscrit. L’emblème central devait être une statue grandeur nature de Thomas Edison qui inventa l’ampoule électrique. En effet sa vie et ses trouvailles étaient les thèmes principaux de ce land éponyme au cœur d’une seule et grande attraction dans le style de l’époque : éducative, mettant en avant les progrès technologiques un peu à la manière des créations pour les foires internationales. Un reflet de la passion et fascination de Walt pour le futur et les nouvelles technologies en somme.
En entrant dans le pré-show de l’attraction de ce land, Harnessing the Lightning , vous auriez pu découvrir 5 dioramas qui avec des effets spéciaux et technologiques devaient recréer des scènes de la vie de cette inventeur de génie. Le point d’orgue de ces scénettes devait être The 40 Hour Watch quand Edison créa avec son associé la première lampe incandescente qui brûla pendant 40 heures d’affilées en 1879. Puis la lumière se serait obscurcit, la musique faite plus douce tandis qu’une voie vous annoncerez qu’il est temps de découvrir l’acte I de l’attraction. Ainsi les 150 visiteurs se seraient alors dirigés vers le premier théâtre. Puis le rideau se serait levé pour débuter le spectacle.
Acte I
Première époque, 1898. Une maison américaine pendant la période pré-électricité. Un narrateur, Mr. Wilbur (un robot) assis sur une chaise à bascule, aurait décrit la scène avec les nouveautés de l’époque qui ont facilité la vie à des gens. La scène serait animée, les mouvements synchronisés, vous auriez vu une famille de l’époque en train de vivre. Tout serait respecté: de la mode aux coutumes de l’époque afin de bien mettre en avant la machine ou l’objet qui a révolutionné leurs vie: la nouvelle manière pour laver, le nouveau modèle de four (etc) tout cela nous aurait été présenté par notre hôte. Ajoutez à cela une musique de l’époque et le tour est joué. Avant se rendre dans le second théâtre pour l’acte 2, notre hôte aurait alors prédis que l’électricité aidera cette famille à mieux vivre. La musique s’accentuerait, les lumières s’allumeraient, direction l’acte II.
Acte II
Tandis que le vieux phonographe continue de diffuser sa musique nous nous asseyons dans le second théâtre. Sur la scène nous aurions alors découvert une famille de l’après-guerre, en 1918. Ce sont les débuts de l’utilisation de l’électricité dans les foyers : réfrigérateur, toaster, chauffe-eau, machine à laver et fils électriques ont fait leur apparition. Notre hôte aurait donc décris la scène, présenté les appareils tout cela en son, lumières et mouvements bien sûr. Notre hôte se serait servi de ces appareils comme ils l’étaient en 1918 juste sous nos yeux. Au passage on entend les bruits de la rue, le passage d’un train pendant que la radio diffuse les airs populaires de cette époque. Puis la radio augmente en volume, de manière progressive et notre hôte aurait alors prédit que la radio deviendrait encore plus importante et perfectionnée. Direction le troisième théâtre pour l’acte III.
Acte III
La musique nous aurait alors prévenu que nous avons rejoins l’époque actuelle, 1958 (puisque ce projet a été fait dans les années 50). Devant nous encore une famille Américaine dans sa maison de style contemporain. Comme par enchantement, les prédictions de notre hôte, faite il y a 50 ans sont devenues réalité : éclairages intérieures, télévision, radiateurs pendant qu’il neige à l’extérieure. Le confort est arrivé. Nos personnages sont au milieu de tout cela, la maman gardant un œil sur les enfants grâce à un appareil qui lui permet de surveiller chaque pièce, le dîner du père prêt à être automatiquement préparé et cuit (etc). Ainsi la femme peut se reposer et prendre du temps pour soi. Puis fin identique. Cette fois ci nous est prédis, toujours dans un optimisme débordant, qu’un jour ces personnes iront dans l’espace.
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Acte IV
Nous nous dirigeons vers le théâtre IV, dans une époque inconnue du futur. En revanche, le public est cette fois ci sur la scène. Celle-ci est un appartement terrasse avec vue sur la ville de New York dans le futur, cette île dans le ciel. Les technologies ultra moderne sont de la partie: ameublement design au look futuriste, robots en tout genre, machines modernes utilisant les technologies dernier cris. La maman programme ses dîners pour la semaine entière dans sa cuisine automatique et commandée. Elle appuie sur un bouton, et tout est préparé pour la semaine, la teneur appropriée en calories incluse pour chaque membre de la famille. Puis elle surveille où en est le nettoyage automatique, appuie sur un bouton et la chambre est nettoyée. A travers les vitres, des vaisseaux spatiaux partent en direction de l’univers. Quand à notre hôte, Wilbur K. Watt, que nous n’avons pas encore entendu nous apprenons, par la mère qui allume un écran sur le mur, que celui-ci fait partie d’un vaisseau qui a atterri pour la première fois sur Vénus. Vous regardez le reportage et découvrez les réacteurs nucléaires des vaisseaux ou encore le régulateur d’oxygène pour les spationautes. Puis direction la sortie avec au passage une exposition de produits de la General Electric afin de vous persuader qu’elle domine la technologie et qu’elle travaille à vous offrir le meilleur depuis tout temps. En effet les divers appareils rencontrés dans les théâtres ont pour la plupart le logo GE. Il faut bien qu’un sponsor serve.


Images : 1) Affiche de l'attraction sous forme de fausse publicité sur la place. 2) Acte II. 3) Acte III avec l'apparition de la télé (remarquez les chapeaux en forme d'oreilles de Mickey). 4) Acte IV. 5) Vue de la place avec disposition de l'attraction. 5) Même chose que le 4 en couleur.
Cette attraction est cependant différente du Carousel of Progress puisque si vous restez dans la même salle dans celui-ci, dans l’attraction d’Edison Square, vous devez changer de salle. Quand au projet il ne se concrétisera jamais et restera dans les cartons d’autant plus que la technologie pour l’attraction n’était pas encore au point. Alors le land n’avait plus de raison d’être s’il n'y avait pas l'attraction. L’installation à Tomorrowland du Carousel of Progress entérinera le projet. Ce land aurait pu apporter à Main Street une vraie attraction et non des attractions d’ambiances. Mais finalement il n’en fut pas ainsi, il arriver parfois que la réalité rattrape les rêves. Ici les difficultés techniques ont ramené nos imagineers à la réalité.
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