Savoir + Tokyo Disney Sea Ouvert en 2001, c'est le second
parc du resort de Tokyo . Le parcest divisé en sept ports en
référence aux sept mers.
Allant du Pacifique à l'Indien,
de la Méditerranée à l'Atlantique,
le parc est considéré comme
le plus beau de la compagnie.
C'est un véritable hommage
à la mer et au monde, à la
nature et aux mythologies
que les hommes ont
forgé depuis la nuit
des temps
.
Petit tour à Disney Sea
Que diriez-vous d’un voyage de l’autre côté de la planète, au Japon pour être plus précis à destination de Disney Sea. Joyaux des parcs d’attractions Disney, souvent considéré comme l’un des plus beaux du monde, ce parc est à la hauteur du resort nippon et de ses ambitions avec sa sublime thématisation. Mais lors de la conception du parc certains projets avaient été élaborés avant d’être finalement abandonnés.
Allons faire un tour à American Waterfront, l’un des sept ports de Disney Sea célébrant notamment le New-York du début du XXème siècle. En plus des attractions déjà présentes, trois avaient été prévues pour cette zone. Manhattan Motor Mania devait être un dark-ride dans le style de Roger Rabbit's Car Toon Spin de Disneyland qui avait pour but d’entraîner les visiteurs dans les rues du New York du siècle dernier au volant d’une voiture folle. Après un passage à l’usine RoadKing 6 où vous aurez pu admirer des voitures en cours d’assemblage sur des chaînes de montage en guise de file d’attente, vous aurez embarqué à bord de l’un des engins fraîchement monté dans le but de réaliser les essais. Il va de soit que ce voyage dans les rues de la grosse pomme ne devait pas être de tout repos. Au programme donc un passage dans un pub Irlandais où votre voiture aurait foncé dans les portes, un fruitier Italien, un restaurant Français, une pâtisserie Danoise et une usine de feux d’artifices Chinoise. Comme vous l’aurez donc compris votre voiture, d’une part, ne se serait pas sagement contentée de rouler sur la route mais bien au-delà et à toute allure. D’autre part, en traversant des quartiers et lieux reprenant diverses nationalités, l’attraction se voulait un hommage au melting-pot Américain et aux migrants en provenance d’Europe et d’Asie qui bravaient à l’époque les dangers de l’Atlantique dans des conditions douteuses avec l’espoir de démarrer une nouvelle vie. L’un des gags de l’attraction devait être la présence dans nombre de scène d’un vendeur de journaux à la criée qui après chaque désastre que vous aurez commis aurait alors alertez la population « Supplément ! Supplément ! Les conducteurs fous aplatissent la Cuisine Française ! ». Bien sûr le titre aurait été adapté au désastre que vous aurez commis.
Images : 1) American Waterfront. 2) Concept-art de Manhattan Motor Mania. Il s'agit ici du quartier Italien.
Après cette folle virée donc vous sortez heureusement indemne, les imagineers voulaient développer un Wild Mouse élaborée pour ne pas vous laisser en paix. Le Wild Mouse est un type de coaster extrêmement rependu qui a utilisé pour la première fois en 1951 le virage non incliné et très serré à 181 degrés. L’attraction de Disney Sea, Cops & Robbers Chase, devait reprendre un des jeux les plus vieux du monde, celui des gendarmes et des voleurs, une répartition manichéenne des visiteurs en somme. Les visiteurs devaient entrer dans un vieux commissariat de quartier. Une fois atteint le bureau d’enregistrement, les visiteurs auraient été séparés en deux groupes : les policiers et les voleurs. Les policiers devaient continuer la file d’attente dans le commissariat de police et ses bureaux avant d’embarquer dans les voitures des forces de la loi. Quand aux voleurs, ils auraient rejoint les cellules du poste avant d’emprunter un souterrain leur permettant de prendre la fuite des prisons pour rejoindre des voitures. De là s’en suivrait une folle course poursuite des policiers pour arrêter les évadés avec passage dans des chantiers, chutes de débris sur la voie et collision évitées de justesse. En effet le Wild Mousse aurait rendu à merveille cet effet de choc évité et de poursuite abrupte grâce à sa « brutalité » pour ainsi dire. Les deux voitures devaient donc se poursuivre sur des voies différentes et l’attraction se serait présentée comme une course entre les deux partis.
Enfin les imagineers avaient également prévu d’intégrer une attraction, Showcase of Nautical Marvels, à l’intérieur même du S.S. Columbia qui rappelons le est le transatlantique amarré à American Waterfront. Cette attraction devait être une Mad House, un classique des parcs d’attractions. Son but : vous faire perdre votre sens de l’orientation grâce à un ingénieux système de rotation des décors et à l’oscillation d’une plate-forme vous donnant l’illusion de vous retrouver la tête en bas et de perdre tout vos sens. Dans notre cas, les visiteurs devaient entrer dans une pièce et s’asseoir sur cette plate-forme après avoir déambulé dans les luxueuses pièces du bateau où tout en découvrant l’histoire de ce dernier vous auriez pu découvrir de la réclame artistique pour une nouvelle technologie utilisée pour ce navire, technologie permettant de lutter contre le mal de mer. Pour vous prouver son efficacité, vous auriez été tout naturellement invité à prendre part à une démonstration. Mais une fois entré, vous aurez découvert avec surprise que les lucarnes du plafond disparaissent petit à petit et que le confort tant promit n’allez pas être au rendez-vous. Une désorientation à 306 degrés en bonne et due forme..
Images : 1) Le S.S. Columbia. 2) Concept-art de Showcase of Nautical Marvels.
Oriental Land Company a visiblement refusé ces projets, préférant une attraction plus grande, plus sensationnelle, plus imposante pour symboliser ce land, la célèbre Tour de la Terreur dans une version redéfinie. Quoi qu’il en soit ces attractions, même si elles n’ont pas été construites, gageront certainement à être remplacée par d’autres nouveaux projets s’il le faut, l’argent ne manquant pas à Tokyo même si Disney Sea n’a pas encore tenu toute ses promesses pour le gérant .
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