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Savoir +


Discoveryland

Nouveau concept de Tomorrowland
hors du temps, ce land créé
pour EuroDisney a pour but
d'échapper aux modes
afin de ne pas être dépassé.
Il s'inspire des grands
visionnaires comme Jules Verne,
H.G Wells. Malheureusement
il semble que le concept
disparaisse ces derniers temps
au profit des personnages
de science-fiction Disney.


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    Discoveryland, de Paris aux USA

      Si il y a bien une époque où l’on ne regardait pas à la dépense (et où on ne s’inquiétait pas des bénéfices futurs), c’était bien celle de l’ouverture d’Euro Disney. Le royaume magique Parisien offert en cadeau à la vielle Europe par les imagineers en est la plus belle illustration. Entre respect des concepts de Walt Disney et rupture tranquille, cet hommage vivant à la culture européenne (et au continent des ancêtres de Disney) a été l’occasion rêvée pour les imagineers de solutionner un problème vieux comme Disney : Tomorrowland. En effet ce land était le seul qui n’avait jamais réellement fonctionné ayant tendance à se démoder aussi vite que les modes évoluaient, aussi vite que les innovations technologiques apparaissaient. La conception d’Euro Disney était donc l’occasion de tester un nouveau concept sous la houlette de Tim Delaney : Discoveryland. Au revoir le blanc aseptisé javel, bonjour aux tons cuivres et ocres, à l’architecture XIXème siècle, hommage à l’ingénierie humaine, aux visionnaires de toute époques et de tout art : Verne, Vinci, HG Wells . . .  Ici le propos était bien de recréer un futur dans le passé où le visiteur serait à son aise, mettant l’accent plus sur la capacité d’imagination et d’invention des hommes que sur une vision plus réaliste et terre à terre de la modernité. Les imagineers, fièrent de leur rejeton, eurent très vite l’idée de l’exporter dans les autres parcs.

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Images : 1) et 2) Concepts-arts de Discoveryland (Paris).

      Premier arrêt : la Californie. C’est dans le fief natal des parcs de loisirs Disney, mais aussi dans la tête de Tony Baxter (chef du projet Disney en Europe) et de Bruce Gordon, que naquit le projet Tomorrowland 2055, un ambitieux projet de refonte de Tomorrowland. L’idée : Disneyland en 2055, dans un temps où les extraterrestres auraient fait le voyage jusqu’à Anaheim et s’y seraient en partie établie (en plus de leur planète), une sorte de poste avancée ou de comptoir.  Beaucoup de bâtiments devaient être refait pour correspondre au nouveau thème comme ce qui aurait du être avec le Carousel of Progress : une soucoupe volante semblable au vaisseau mère du film Rencontre du 3ème type. Après avoir monté un court pont, il vous aurez été possible d’assister à la revue intergalactique fantastique de Plectu, un show d’animatronic similaire à des concepts déjà existant (comme America Sings). Parmi les aliens prévus se trouvaient P.T Quantum, Monsieur Loyal de cirque à trois bras ainsi qu’une créature géante d’un marais tout droit sortie du fumier qui aurait entonnée des aires d’opéra ! Dans le land même des passerelles aériennes en acier, scintillantes, auraient permis aux visiteurs d’accéder à toute une gamme de restaurants et de boutiques. Plus bas, au niveau du sol, de mystérieuses formes cristallines rougeoyantes et des plantes aux formes inhabituelles auraient contribué à donner à cet endroit une atmosphère peu commune, hors de la réalité terrestre, bref un peu de fantaisie, comme à Paris, même si le concept est différent. Mais c’est aussi dans ce Tomorrowland nouveau look que devait être construit, pour la première fois The ExtraTERRORestrial Alien Encounter, attraction conçue pour être dupliquée dans chaque parc. Cette attraction, à la genèse torturée et torturante, basée dans un théâtre en jouant sur la peur du noir, mal comprise en Floride (où elle a été construite dans une version trop allégée pour les uns, trop effrayante pour les autre) devait vous faire devenir, malgré vous, les témoins d’une démonstration ratée de téléportation où vous auriez bien pu devenir le prochain repas de l’extraterrestre, assis (et attaché !) sur votre siège, à la merci de ce monstre. L’attraction devait se situer dans un bâtiment où le toit devait être porté par des statues d’employées de X.S, Tech (la société à l’origine de la technologie dont vous faite les frais). Tomorrowland 2055 devait donc devenir une vitrine raffinée de Disneyland. Ce land aurait apporté au parc d’Anaheim une nouvelle donne en matière de thématisassions mais aussi une nouvelle histoire à ce land en transportant les visiteurs au cœur d’une odyssée fantastique vers le futur . . . mais un futur irréel.


 

      Pourquoi s’arrêtait en si bon chemin ? Direction la Floride où la aussi Tomorrowland avait besoin d’un sérieux coup de pouce. Mais le projet Floridien n’avait pas pris le nom de Tomorrowland 2055, non, mais celui de Discoveryland ! Les imagineers se doutaient bien qu’avec le concept imaginé à Paris ils tenaient un numéro gagnant : échapper à la réalité par la fantaisie (fantastique, imaginaire). Le seul problème, pour en revenir à Anaheim, est que le projet Tomorrowland 2055 était à l’époque déjà bien avancée (au moment de la conception d’Euro Disney) et que par conséquent Anaheim ne pouvait pas bénéficier des innovations Parisiennes à l’inverse du parc d’Orlando où la vétusté des idées de Tomorrowland commençait à se faire cruellement sentir ! C’est ainsi qu’ils décidèrent de reprendre les concepts de Paris pour les faire fonctionner à Orlando ! Naturellement, il s’agissait ici d’une refonte d’un land déjà existant et non de la construction comme à Paris d’un nouveau land, se qui posa son lot de problème. Bien entendu un budget généreux était prévu par la compagnie afin de corriger aussi certains des problèmes posés par le vieux look de Tomorrowland. Par exemple les vétérans de Disney avaient toujours trouvés trop brutale la transition lors du passage des visiteurs de la vielle Main Street au monde de demain hyper réaliste. Discoveryland était le moyen de corriger ce problème. Comment passer de l’Amérique du début du siècle dernier au monde futuriste de la modernité ? La réponse fut vite trouvée.



Images : 1) et 2) Maquette sans couleurs du nouveau Tomorrowland de Walt Disney World. 3) Astronomer's Club. 4) From Time to Time.

    Les imagineers décidèrent d’abandonner le Plaza Pavillon et son fast-food en le remplaçant par l’Astronomer’s Club (variante Discoverylandienne de l’Explorer Club), un restaurant dédié aux visionnaires ! Le décor du restaurant devait être dominé par un énorme télescope antique regardant les cieux ! Au-dessous de l’oculaire devait se tenir une toute petite scène et chaque demi-heure un comédien habillé en Léonard de Vinci ou Galilée serait entré dans le restaurant pour éblouir la foule de ces histoires de sciences et découvertes. En effet contre ce restaurant devait se tenir la salle de circle-vision proposant le film From Time to Time, aussi connu à Paris sous le nom de Visionarium, ici présent dans une version Américaine. En effet l’histoire de l’Astronomer’s Club était que Timekeeper et Nine-Eyes, en plus de donner un avant goût du futur à Jules Verne dans le film, enverraient de temps en temps d’autre grands esprits à Walt Disney World pour voir le monde d’aujourd’hui. Ainsi les scientifiques erreraient hors du théâtre abritant le film, pour interagir avec les visiteurs dans le restaurant jusqu’à ce que Nine-Eyes ou Timekeeper n’apparaissent sur un écran pour demander à Vinci ou Galilée de rejoindre le théâtre et sa machine à voyager dans le temps pour retourner dans le passé. Bref ce restaurant devait être un endroit ou le lassé et le future vivrait côte à côte. Pour les imagineers qui conçurent ce restaurant, ce dernier avait 3 buts à remplir : son côté victorien et sa machine à remonter le temps devait permettre la transition entre Main Street et Discoveryland ; les constantes références et animations autour de l’attraction From Time to Time devaient donner envie aux visiteurs de faire la nouvelle attraction et ainsi augmenter son taux de visite ; par cette refonte du Plaza Pavilion Restaurant Disney souhaité améliorer l’offre de restauration à Tomorrowland mais aussi faire plus de sous sur des même repas.





Images : 1) Alien Encounter & bâtimenys divers. 2) Autopia. 3) Terminus du Skyway dans le bâtiment Future Project. 4) Space Mountain.

    En ce qui concerne le reste du land, il aurait arboré, comme à Paris, les même tons et décorations : cuivre, rivets, boulons, acier. Un  endroit où HG Wells et le Capitaine Némo auraient été heureux ! Devait être présent dans ce coin du parc, Alien Encounter, les Kinetic Jets (classique de Disney, aussi connu sous le nom de Astro Orbiter, ces navettes tournant en rond que vous contrôlez). Autopia serait resté le même malgré la réfection des voitures dans un style plus en adéquation, le Skyway (téléphérique) serait resté le même offrant la même vue. Space Mountain n’aurait pas changé : juste une nouvelle couleur plus visionnaire. La surprise vient du Carousel of Progress. Cette mythique attraction auraient disparue au profit d’une vielle attraction de Disneyland depuis longtemps enterrées : les Flying Saucers. Le bâtiment aurait pris l’apparence d’un énorme OVNI et aurai abrité un centre d’essai pour les pilotes des engins spatiaux. L’intérieur aurait été décoré de lunes, commettes, étoiles, galaxies : tout ce que vous serez susceptibles de rencontre si vous conduisez dans le cosmos ! Construire cette attraction en intérieur permettrait une maintenance plus aisée et pas de panne comme en Californie où exposée aux éléments naturels donc aux pannes à répétitions, l’attraction du fermer tôt dans les années 60. En plus cela serait plus efficaces pour les chauds après-midi d’été où la chaleur auraient fait fuir le monde. En effet l’attraction consistait en des auto-tamponneuses modernes sur coussin d’air ou les changements de direction s’effectuait par un balancement du corps dans le sens opposé de la direction voulue !



Images : 1) Flying Saucers. 2) Concept-art des Flying Saucers. 3) Les Flying Saucers à Disneyland dans les années 60.

    Mais Euro Disney est passé par la entre temps. Si ces projets élaborés avant l’ouverture du parc, à une époque où l’on était sûr du succès financier de ce dernier, avaient donc bénéficié de budget généreux pour le développement d’attractions mais aussi, en large partie, pour la décoration plus poussée et originale, le faible taux de remplissage des hôtels à Paris, l’échec relatif, et pour Tomorrowland 2055 le coût exorbitant d’entretient et de construction d’un show d’animatronic  finirent de convaincre les pontes de Disney de revoir à la baisse leur projet. Ainsi en Californie Tomorrowland fut juste décoré à la sauce de Paris, sans changement de nom, dans un future dans le passé, le land de Floride a été, lui, repensé dans un style rétro-futuriste de port spatial intergalactique des auteurs de science-fiction des années 20 (néons, fluos, métal) avec l’attraction Alien Encounter, qui elle aussi victime du budget ferma ses portes car elle ne parvint jamais à trouver son publique. Ainsi s’achève notre histoire. Et la prochaine sera dédiée au projet d’Indiana Jones et l’expédition perdue mais ceci est pour la prochaine fois, alors d’ici là, patience.



Images : 1) Nouveau Tomorrowland de Californie. 2) Nouveau Tomorrowland de Floride.

 

       



   
 


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