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Savoir +

Animal Kingdom

Ouvert en 1998, c'est le
quatrième parc de Walt Disney
World
ouvert suite au succès des
parcs animaliers comme
Bush Gardens
. Plus grand parc
Disney du monde, on y voit
évoluer des animaux dans
un cadre recréé. Le souci du détail,
la végétation luxuriante en font
l'un des plus beaux parcs de la compagnie.



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    Beastly Kingdom, le land oublié d'Animal Kingdom

       Dans un lointain royaume régnait en maître un roi du nom d’Eisner. Vers l’an 92 notre bon monarque décida  de garder ses sous afin d’éviter de trop dépenser pour la plèbe. Le 20 juin de l’an de grâce 95, Eisner annonça la création d’un quatrième parc à thème pour le resort Floridien, Animal Kingdom avec l’idée d’agrandir un peu plus le terrain et de gagner toujours plus d’argent. 200 hectares furent terrassés. Le 22  avril 1998, le nouveau royaume ouvra. Mais les courtisans de sa majesté, les imagineers, savaient la vérité. Le parc n’attirerait pas les foules voulues et cela pour une simple raison: le manque d’E-Ticket. Et pourtant ils avaient la solution pour faire de ce parc un succès, une solution du nom de Beastly Kingdom.

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Images : 1) et 2) Concepts-arts du land.

 
       Laissons de côté pour un court moment notre conte de fée (pas si merveilleux que ça) pour retourner dans la dure réalité du monde des affaires. Beastly Kingdom devait se trouver à l’emplacement de l’actuel land temporaire  (mais comme toujours le temporaire dure) Camp Mickey  – Minnie. Maintenant regardez le logo du parc. Que voyez vous ? Lion, éléphant, dragon, rhinocéros . . . dragon ! Oui vous n’êtes pas aveugle. Pourtant point de dragon dans le parc. Etrange ? Pas temps que ça si on considère que les animaux mythiques devaient à l’origine être l’objet d’un land, Beastly Kingdom. La mythologie avait toujours fasciné les hommes avec ses dragons, licornes et autres animaux fabuleux. Il était donc logique de créer un land sur ce sujet, land qui devait être divisé en deux parties, le royaume du bien et celui du mal  pour symboliser l’affrontement.

  Pour entrer dans le land, vous auriez dû emprunter une croisière  au cours de laquelle vous auriez fait la connaissance d’un dragon cracheur de feu qui rugit férocement dans sa grotte située aux abords de ce land mythique. Puis un Kraken, animal de compagnie de Poséidon, aurait fait son apparition, vous piégeant ainsi entre lui et le dragon. Par où sortir ? J’ai bien peur que vous soyer contraint de nous suivre . . .  Votre capitaine qui connaît bien la mythologie  aurait alors sorti sa lyre pour en jouer, calmant ainsi les monstres et vous laissant la vie sauve. Pour ne pas vous laissez sur votre faim, votre bateau aurait approché d’une crique pour enfin admirer la licorne tant recherchée. La quête du graal, le but ultime ! Votre bateau vous aurez alors laissé pour découvrir le land de Beastly Kingdom.



Images : 1) et 2) Quelque concepts-arts de la croisière.

 
       Le royaume du mal devait être dominé par  Dragon’s Tower   un roller coaster inversé (rail au dessus, pieds dans le vide), premier du genre pour Disney. Le ride se serait déroulé dans un château en ruine dévasté par un incendie et habité par un dragon.  L’animatronic du dragon cracheur de feu devait être le plus grand jamais utilisé afin de vous faire trembler et de vous faire regretter en route d’être monté. Pour récupérer le trésor du château, jalousement gardé par le dragon, des chauves souris vous auraient aidés au cours de cette aventure dans et sous cette forteresse.

       Le royaume du bien devait être composé de  La Quête de la Licorne, un labyrinthe puissance mille. Avec ces décorations gothiques, sa flore, ses fontaines et son château, ce labyrinthe promettait plein de surprise. Divisé en 4 parties, 3 à l’extérieure et une finale dans le château où vit la licorne, le visiteur aurait du, pour passer à la section suivante, lire des panneaux, rechercher des informations afin de trouver la clef pour qu’un audio-animatronic leur permette l’accès à la suite du parcours. La première section devait adopter un ton classique, sérieux avec des gargouilles et un sphinx en fin de partie, sphinx avec qui le dialogue devait permettre aux guests de traverser un pont les menant à la seconde section. Dans cette section, l’atmosphère se faisait plus légère, moins réalistes avec ses spirales, ses jeux d’eaux, ses couleurs et ses gargouilles farceuses. Puis un oiseau sur un trône de fleur aurait signalé la fin  de cette section : c’est en réalité un phoenix qui de temps à autre revient à la vie et déclare aux visiteurs un pan de l’histoire de la licorne, cela afin de mieux poursuivre la quête. Puis après avoir franchi un nouveau pont se trouve la dernière section des jardins qui devait aborder un ton encore plus surréaliste avec des animaux mythiques et des dédales à vous en faire perdre le bon sens. La fin de la section devait être symbolisée par l’arrivée dans une coure fleurie, coure gardée par un griffon en or chargé de délivrer un nouveau message vous indiquant que vous approchiez de votre but. Enfin, après moult périple, le château abritant la grotte s’offrait aux visiteurs. D’un balcon, vous auriez vu la licorne dans son repère secret, entourée de fleurs, d’eau. Et c’est alors q’elle vous aurez adressé un dernier message. Enfin retour à Beastly Kingdom. Avec une paisible croisière, le parc aurait ainsi regorgé de frissons et d’émotions.







Images : 1) Le Royaume du bien. 2), 3), 4) et 5) Concepts-arts de La quête de la licorne. 6) Les gargouilles. 7) Le sphinx. 8) Le griffon d'or.

 

       Coupe budgétaire oblige, point de Beastly Kingdom aujourd’hui. Les dinosaures furent préférés par notre bon vieux Eisner, certain que son film Dinosaur allait être un succès. Mais le film fut un cuisant échec et Animal Kingdom n’eu pas le succès escompté retardant ainsi la construction de Beastly Kingdom idéalement prévu à un moment pour 2003. Discovery River Boat, la croisière du parc qui aurait eu plus de sens avec notre land est aujourd’hui présente mais sans dragons, kraken et autres animaux mythiques, ni audio animatronic. De quoi décevoir les fans et faire perdre tout son sens à l’attraction. Un puzzle ne sert plus à rien lorsqu’il manque une pièce, ce qui est ici le cas.

       Le coup final fut porté par le concurrent de toujours, j’ai nommé le méchant Universal qui ouvra en 2000 Islands of Adventure, second parc à thème de son resort floridien. En visitant le parc et un land intitulée The Lost Continent, notre bon vieux roi Eisner à découvert, entre autre, avec horreur un roller coaster dans un château en ruine habité par un dragon.. La faute à qui ? A lui-même qui a provoqué après la crise Euro Disney une légère fuite des cerveaux vers le rusé Universal.  Impensable de refaire ce qui existe plus ou moins à côté, ce serait inimaginable pour l’image de marque de Disney que les gens les accusent de plagiat. C’est ainsi que le land fut abandonné au profit d’Expedition Everest. Et dans ce monde lointain, tout retourna hélas à la normale. L’histoire se répète une nouvelle fois, vous en connaissez donc la triste fin.



Images : 1) et 2) Un petit tour chez Univetsal . . .



   
 


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